Si j'avais les ailes d'un ange...

Lorsqu’il a composé sa populaire chanson, Robert Charlebois ne se doutait certainement pas si bien dire au sujet des lanceurs des Capitales de Québec.

C’est Michel Simard, arrivé à Québec il y a trois ans, qui a pavé la voie et qui a été le premier à démontrer un intérêt à jouer au Stade municipal. Après avoir évolué pendant quatre saisons chez les Angels, c’est à Québec qu’il avait décidé de poursuivre sa carrière à la suite de sa libération hâtive à l’hiver 2007, tout juste avant le camp d’entraînement de l’organisation.

Le talentueux Karl Gélinas lui a par la suite emboité le pas en s’amenant dans la Vieille Capitale en 2007. Ayant participé au camp d’entraînement de l’organisation californienne, il a été libéré tardivement ce qui lui a fermé les portes des autres équipes qui affichaient déjà complet à l’approche de la saison. Ne réussissant pas à trouver un emploi dans le baseball affilié, le grand droitier est venu retrouver son ami Michel Simard et a fait de Québec sa ville d’adoption permanente.

Une question d’attitude pour Simard…

L’aventure de Simard avec les Angels a débuté en 2002 alors que l’organisation californienne en a fait son choix de 25e ronde à l’époque. Après avoir signé son premier contrat professionnel le 26 mai 2003, Simard a commencé sa carrière dans la Ligue de recrue où il a connu une très bonne première saison comme lanceur partant, alors qu’il a conservé une fiche de 4-1 et une excellente moyenne de points mérités de 2.08 en 10 départs. En 52 manches lancées, il a limité les frappeurs à une moyenne adverse de .218, retirant 53 frappeurs sur des prises et n’accordant que 42 coups sûrs. Il a continué de gravir les échelons et il a même évolué pour la filiale AA de l’organisation de l’ouest des États-Unis. «Quand je suis arrivé à Provo (Ligue des recrues) en 2003, j'étais fou comme un balai. C'était la pédale au plancher tout le temps. J'ai connu des hauts en montant dans le AA (2006) et en étant choisi pour prendre part à un Match des étoiles (ligue du Midwest en 2004). Et le bas ultime en étant libéré par les Angels en 2006. Mais je me suis fait une idée et Michel (Laplante) y a été pour beaucoup » a avoué Simard à Kevin Johnston du journal Le Soleil en 2008. On se souvient que Simard est revenu à sa terre patrie en 2007, alors qu’il avait été libéré par l’organisation des Angels tout juste avant le camp d’entraînement printanier.

Et de malchance pour Gélinas…

Si on s’attarde ne serait-ce que quelques instants, on constate d’emblée que les débuts de Gélinas dans le baseball professionnel ressemblent étrangement à ceux de Simard. En effet, le grand droitier originaire de Laval a lui aussi été repêché en 2002, quelques rondes après Simard, soit au 47e tour, avant de signer un contrat le 19 mai 2003. À l’opposé de Simard toutefois, il a connu un début de carrière professionnelle difficile, alors qu’à sa première saison dans la Ligue des recrues, il a maintenu une fiche de 0-4 et une moyenne de points mérités de 6.04 à ses sept départs. Après une autre saison dans la Ligue des recrues, il a partagé son temps entre le niveau A et AAA en 2005 et 2006 et son avenir semblait prometteur. Un malheureux incident est cependant survenu dans l’entre-saison en 2006 et cela lui a par la suite valu une suspension de 50 rencontres alors qu’il a été convaincu de dopage. Après avoir purgé sa peine, il a tenté un retour dans le baseball affilié, mais les portes se sont fermées sur son passage et les Capitales l’ont accueilli à bras ouverts au début de la saison 2007. S’il rêve toujours d’un retour dans une organisation du baseball affilié, Gélinas «apprécie énormément la patience de l'organisation à mon endroit. Ils ont toujours cru en moi dans les moments où ça allait moins bien. Je ne me verrais pas jouer ailleurs qu'ici dans le baseball indépendant. Les Capitales, c'est mon équipe; Québec, c'est ma ville», a-t-il confié à Carl Tardif, journaliste sportif du journal Le Soleil, ce printemps.

Mais le malheur des uns fait le bonheur des Capitales...

Si le rêve de ces deux artilleurs québécois de jouer dans les Ligues majeures dans le futur s’estompe de jour en jour, leur passion pour le baseball, quant à elle, est toujours aussi ardente et ce sont les supporteurs de Québec qui profitent de leur immense talent chaque fois qu’ils prennent le monticule d’assaut. Année après année, les anges de la butte reviennent briller sous les lampes du Stade municipal de Québec et ne cessent d’épater les partisans. Le 8 juillet prochain, dans le cadre de la soirée Baseball Majeur au Stade municipal, ouvrez bien grand les yeux laissez vous transporter par la magie des anges des Capitales…

 

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