En ce lundi Victoire Assurée, le lanceur Dan Sausville, qui a été parmi les meneurs de la Ligue Can-Am l’an dernier au chapitre des victoires, s’est assuré de tenir sa promesse. Il a été en parfait contrôle de la situation, muselant les finalistes de la Ligue Can-Am pendant six manches. « L’histoire de la rencontre, c’est Dan Sausville! », s’est exclamé le receveur Patrick D’Aoust après la rencontre. « Sans lancer très fort, il varie excessivement bien tous ses lancers. Ses balles bougent beaucoup », poursuivait l’homme masqué, élogieux envers le cinquième partant de la rotation.
« Ce soir, Dan n’a pas lancé comme un cinquième partant », a affirmé le gérant Patrick Scalabrini, fort satisfait de l’effort de son partant. « D’ailleurs, s’il continue ainsi, il risque de connaître plusieurs succès à long terme », analysait-il sans pour autant vouloir projeter trop loin vers l’avant. Déjà la saison dernière, Sausville s’était avéré une agréable surprise. Le conte de fée semble se prolonger. Il n’a concédé que deux coups sûrs et trois buts sur balles au cours de sa prestation accentuée de quatre retraits au bâton.
L’offensive balancée se distingue encore
Outre le vétéran Goefrey Tomlinson, blanchi en cinq apparitions au bâton, tous les frappeurs des Capitales ont obtenu au moins un coup sûr, prouvant encore une fois l’efficacité de cette attaque balancée. Le receveur D’Aoust a porté un coup assommoir en quatrième manche avec un simple bon pour deux points. Le frappeur précédent, Jeremy Hunt, qui a conclu la partie avec un point produit, avait déposé l’amorti pour placer deux coureurs en position de marquer. « Croyez-le ou non, mais la décision de l’amorti venait du gérant », mentionne Scalabrini, qui n’est pourtant pas un partisan de cette stratégie.
De son côté, le rapide Sébastien Boucher a amassé trois coups sûrs, dont deux sur des balles cognées à l’avant-champ, et il a croisé le marbre à deux reprises.
Mardi soir, les Capitales affrontent encore une fois les Tornadoes de Worcester. Un bon duel de lanceurs est à prévoir alors que Michel Simard sera opposé au vétéran John Kelly, un vieux de la vieille qui roule sa bosse dans la Ligue Can-Am depuis déjà plusieurs années.