Miles Wolff: un homme de baseball à qui le Québec doit beaucoup

Descripteur des parties des Expos de Montréal à la radio pendant 33 ans et descripteur des rencontres des Capitales de Québec depuis 2006, Jacques Doucet vous invite à suivre son blogue de façon régulière sur le site internet des Capitales. N'hésitez surtout pas à lui poser des questions à l'adresse jdoucet@capitalesdequebec.com.  

Je ne connais Miles Wolff que depuis environ cinq ans. Et il existe une chose dont je suis convaincu : c’est un homme de baseball hors de l’ordinaire.

M. Wolff est un bonhomme qui a touché à bien des facettes du sport national de nos voisins du sud. Il a été impliqué dans le baseball professionnel mineur comme dirigeant, comme commentateur, comme éditeur d’une revue spécialisée (Baseball America), comme propriétaire d’équipes et aussi à titre de commissaire de ligues.

Peu de gens peuvent se vanter d’avoir une feuille de route aussi bien garnie. Et ce n’est pas pour rien qu’il a été choisi comme l’une des 100 personnes les plus influentes (79e) du baseball…et l’un des meilleurs propriétaires d’équipe en Amérique, tous sports confondus.
Si le baseball professionnel existe toujours au Québec, c’est grâce à Miles Wolff. 

À personne d’autre.

Personne d’autre n’a eu l’idée, que certains qualifieront de farfelue, de venir implanter une équipe professionnelle à Québec en 1999 et qu’à titre d’étranger, a eu l’ingénieuse idée de s’associer des Québécois aussi férus de baseball qu’il ne l’était en Michel Laplante et Stéphane Dionne.

C’est aussi lui qui, à l’hiver 2005-2006, a réalisé (c’est ce qu’on m’a raconté) que s’il avait vendu son équipe au groupe qui lui avait fait une offre en ce sens, les nouveaux propriétaires auraient possiblement vendu le club à des intérêts américains qui l’auraient déménagé outre 45e. 

Il est revenu sur sa décision de vendre et depuis la popularité et les succès des Capitales n’ont cessé de croître. Deux championnats de séries dans les quatre dernières saisons et une assistance-record en 2009.

Et si, aujourd’hui, il a accepté de céder ses intérêts dans l’équipe à deux hommes d’affaires de Québec, c’est qu’il a l’assurance que les nouveaux proprios vont tout mettre en œuvre pour que l’aventure des Capitales ne se termine pas comme celle des Expos. Qu’elle va continuer de progresser et que son exemple pourrait être suivi par d’autres villes du Québec ou du Canada pour que le baseball professionnel ne disparaisse pas de notre beau pays.

Miles Wolff quittera bientôt la capitale québécoise avec un pincement au cœur.  Son épouse Michelle, qui parle un français excellent, y a jeté des liens d’amitié qui ne disparaîtront pas avec le départ de son époux. Québec a une place importante dans la vie des Wolff et ce n’est pas parce qu’ils n’auront plus pignon sur rue dans notre belle ville qu’ils n’y reviendront pas avec plaisir et amour.

Si seulement d’autres gens bien nantis au Québec pouvaient avoir la perspicacité et la persévérance d’un Miles Wolff!

Nos sports ne s’en porteraient que mieux.

Merci mille fois Miles et que le rêve que vous caresser d’être un jour le commissaire d’une ligue Can-Am qui aura plus de «Can» que la ville de Québec, se réalise au plus tôt.

Par Jacques Doucet

Réailisé par MOTW Sports