Descripteur des parties des Expos de Montréal à la radio pendant 33 ans et descripteur des rencontres des Capitales de Québec depuis 2006, Jacques Doucet vous invite à suivre son blogue de façon régulière sur le site internet des Capitales. N'hésitez surtout pas à lui poser des questions à l'adresse jdoucet@capitalesdequebec.com.
Le temps de la réflexion est arrivé pour la Can-Am
La saison régulière 2009 de la ligue Can-Am prendra fin le lundi 7 septembre et à l’aube des séries éliminatoires, il n’est pas trop tôt pour jeter un regard sur l’avenir du circuit Miles Wolff.
De toute évidence, il serait préférable que la ligue puisse élargir ses cadres à huit formations, surtout que cette année, deux des six équipes ont manifestement démontré qu’elles n’étaient pas de calibre, même celle des Skyhawks de Sussex, pourtant championne en 2008.
Sans parti pris, les Capitales font vraiment cavalier seul en ce qui concerne les assistances. En moyenne, les Capitales attirent environ mille spectateurs de plus que toute autre formation de la ligue. Il est vrai que les Capitales ont pu compter cette année sur la présence de joueurs aussi réputés qu’Éric Gagné, Pierre-Luc Laforest et Sébastien Boucher en plus d’aligner des joueurs aussi populaires qu’Eddie Lantigua, Goefrey Tomlinson et Michel Simard pour ne nommer que ceux-là. Mais le phénomène n’est pas nouveau à Québec!
Qu’arrive-t-il ailleurs?
On croit savoir que les équipes de New Jersey, Brockton et Worcester sont en assez bonne santé financière tandis que l’avenir est plus qu’incertain en ce qui concerne les clubs de Sussex et des American Defenders du New Hampshire.
D’ailleurs, lors du passage des Defenders à Trois-Rivières, l’ancien directeur-gérant des Expos, Dan Duquette (l’un des actionnaires de cette équipe) a été clair dans ses propos : les American Defenders se cherchent un nouveau domicile pour 2010, qu’il s’agisse de Trois-Rivières ou d’une autre ville aux USA. Et Duquette a ajouté qu’il souhaitait ardemment être fixé à ce sujet avant le 1er octobre prochain.
Par ailleurs, le bruit court que la ligue Can-Am pourrait bien se joindre à la Ligue Atlantique ou encore que certaines équipes de ce circuit pourraient quitter les rangs de cette ligue afin de rallier ceux de la Can-Am.
Si vous me demandez mon avis, c’est la deuxième alternative qui serait la meilleure pour la survie de la Can-Am.
Au premier coup d’œil, l’éventualité d’avoir à disputer un calendrier de 144 parties (50 de plus que le calendrier actuel) et de voir la masse salariale augmentée de beaucoup ne semble pas souhaitable. Il fait froid à Québec en avril et la formule actuelle d’une saison de 94 matches a fait ses preuves.
Il est évident que dans le meilleur des mondes, les Defenders pourraient déménager à Trois-Rivières et que la concession d’Ottawa renaîtrait pour la saison 2010. Avec, éventuellement, l’entrée en scène d’un club dans la région de Montréal pour 2011.
Est-ce rêver en couleurs?
Par ailleurs, les dirigeants de la Can-Am devraient aussi se pencher sur certains règlements qui souvent compliquent la vie des instructeurs et directeurs-gérants en cours de saison. Comme celui qui limite le nombre des joueurs plus expérimentés. Présentement, une équipe ne peut compter dans ses rangs plus de huit joueurs de statut LS-4, LS-5 et/ou vétérans.
Si les dirigeants pouvaient un jour créer le statut de « joueur de concession » dont le salaire ne figurerait pas sur le plafond salarial de l’équipe et permettre l’ajout d’un joueur de statut LS-4, LS-5 et/ou vétéran, ils pourraient se donner une plus grande marge de manœuvre sans trop hypothéquer leurs finances. La liste de paie ne serait pas augmentée de façon dramatique. Aussi, on pourrait diminuer le nombre obligatoire de joueurs recrues à quatre au lieu de cinq afin de garder à 22 le nombre de joueurs maximum en uniforme.
La Can-Am arrive à une croisée des chemins et il serait trop bête que l’inertie des dirigeants puisse empêcher ce circuit de progresser.