Blogue de Jacques Doucet: Éléments nostalgiques du baseball d’autrefois

Descripteur des parties des Expos de Montréal à la radio pendant 33 ans et descripteur des rencontres des Capitales de Québec depuis 2006, Jacques Doucet vous invite à suivre son blogue de façon régulière sur le site internet des Capitales. N'hésitez surtout pas à lui poser des questions à l'adresse jdoucet@capitalesdequebec.com.  

Éléments nostalgiques du baseball d’autrefois

Je n’ai pu m’empêcher de sourire, l’autre jour, en lisant un article publié sur le site de la revue « Sports Illustrated » dans lequel on avait demandé à 25 amateurs de baseball de préciser ce dont ils s’ennuyaient le plus.

Et ce qui occupait le 10e rang, dans cette liste, c’était l’ancienne mascotte des Expos, Youppi, aujourd’hui avec le Canadien de Montréal. Oui, Youppi a été l’une des mascottes les plus populaires du baseball majeur, en compagnie du Phanatic (Philadelphie) et du Chicken (San Diego). D’ailleurs, Youppi revendique l’insigne honneur d’avoir été la seule mascotte expulsée par un arbitre au cours d’un match!

Parmi les autres choses énumérées dans cette liste qui me manquent à moi aussi, c’est la tenue vestimentaire des joueurs d’autrefois. Au lieu de voir les joueurs avec des pantalons qui tombent sur les talons et qui masquent les bas de couleurs qui montaient jusqu’au mollet. Je suis peut-être vieux jeu, mais il me semble que cela avait l’air plus propre, moins délabré.

Tout comme la présence d’un organiste dans le stade qui, à l’image d’un Fernand Lapierre, réagissait à ce qui se passait sur le terrain ou dans les gradins. Il me semble qu’il manque une touche humaine aux enregistrements de bruits ou autres effets sonores laissés à l’imagination d’un  DJ.

Il me manque aussi d’assister aux saintes colères des gérants d’antan, tels les Earl Weaver, Gene Mauch, Billy Martin et Sparky Anderson pour ne nommer que ceux-là. Il y a encore Lou Piniella, chez les Cubs, mais pas vraiment d’autres gérants vraiment expressifs à la mèche courte. (Michel Laplante s’en est approché l’autre jour contre l’arbitre John Millett, mais pas assez souvent).

Il me manque aussi de pouvoir assister à des matches de séries mondiales en après-midi. De plus, ces rencontres sont interminables, ne se terminent souvent qu’après minuit. Tout cela pour satisfaire les besoins financiers des réseaux de télé qui ont accepté de verser des sommes faramineuses aux équipes du baseball majeur.

Il est déplorable que les jeunes amateurs, de 6 à 15 ans, qui sont toujours aux études, ne puissent assister en entier aux matches qui sont souvent les plus intéressants et les plus mémorables d’une entière saison. Ce sont eux qui rempliront ou bouderont les stades dans les années à venir.

Si j’étais toujours impliqué dans le baseball majeur, il me manquerait terriblement de faire mon pèlerinage annuel à Dodgertown, le domicile hivernal des Dodgers de Los Angeles, à Vero Beach, Floride, durant le camp d’entraînement. À mes yeux, c’était le summum des installations pour l’entraînement d’un club de baseball, avec ses multiples terrains, ses petits lacs artificiels où on avait ensemencé des achigans, son terrain de golf, et son réseau de petits chemins identifiés aux légendes des Dodgers, comme  Vin Scully, Tommy LaSorda, Jackie Robinson et Walter O’Malley. Mais les Dodgers ont quitté pour l’Arizona.

Enfin, le baseball à la radio. 

Sauf à Québec bien entendu où la radio des Capitales est bien présente. Mais, il me manque de ne plus pouvoir syntoniser, à la radio de mon véhicule, les postes d’équipes comme les Mets, les Tigers, les Phillies, les Jays, les Pirates et les Cards, pour ne nommer que celles-là. Dans le bon vieux temps, avec une antenne sur mon auto et avec un bouton que je pouvais déplacer de millimètre en millimètre, je pouvais après vingt heures, capter la diffusion des matches d’une dizaine de clubs. Que c’était donc agréable, lors d’un long voyage, de pouvoir rouler en compagnie d’un Jack Buck, Harry Kalas ou Harry Carey!

Plus aujourd’hui. 

Il faut être abonné à la radio satellite pour ce faire.

On dit souvent qu’à toute chose le progrès est bon… et je ne suis pas entièrement d’accord!
 

Réailisé par MOTW Sports