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Stéphane Dionne
Vice-Président et Instructeur au premier but
Originaire de Rimouski, Stéphane Dionne a grandi en rêvant d’imiter les prouesses de son idole d’enfance, l’ancien receveur des Expos de Montréal Gary Carter. À l’âge de 16 ans, Dionne visita le vieux Stade municipal de Québec en compagnie de son père, lui rappelant qu’un bon nombre de vedettes du baseball majeur y avaient joué. Dionne se promit qu’il jouerait lui aussi, un jour, dans le baseball professionnel.
Son rêve l’a conduit aux quatre coins de l’Amérique du Nord, où il participa à plusieurs camps d’essai professionnel. Prêt à tout pour atteindre son objectif, Dionne n’hésita pas à dormir plusieurs nuits dans sa voiture afin d’épargner quelques dollars afin de poursuivre sa route. En 1993, Dionne mit le cap sur St. Paul, au Minnesota, afin de tenter sa chance chez les pros avec les Saints, la nouvelle équipe d’un nouveau calibre de baseball fondé par Miles Wolff, le baseball indépendant. Cependant, Dionne ne passa que quelques instants à St. Paul.
Éligible à jouer dans la NAIA, un circuit universitaire américain, le Rimouskois évolua pendant quatre ans avec l’Université d’Oklahoma City. À la fin de ses études, Stéphane Dionne retourna avec les Saints de St. Paul pour enfin réaliser son rêve de devenir joueur de baseball professionnel (diplôme universitaire en main). Toutefois, sa saison prit une tangente imprévue lorsqu’il fut libéré par les Saints. Ceux-ci souhaitaient faire de la place à J.D. Drew, un jeune phénomène qui est maintenant une étoile du baseball majeur. Incapable de s’entendre avec les Phillies de Philadelphie, Drew avait décidé d’évoluer dans le baseball indépendant. Dionne se retrouva donc à Bangor, dans la Ligue Northeast. La saison suivante, il joignit l’organisation des Black Wolves de Madison, où il travaillait dans les bureaux administratifs en plus de son rôle de joueur. C’est à ce moment que Dionne se lia d’amitié avec le lanceur Michel Laplante, son coéquipier. Le propriétaire des Black Wolves de Madison était un certain Miles Wolff et ce dernier demanda à Laplante et à Dionne de l’accompagner dans son nouveau projet : former une équipe du baseball indépendant à Québec.
À l’automne 1998, les trois hommes de baseball s’implantèrent à Québec pour jeter les bases de la nouvelle franchise. En plus de travailler dans l’administration, Dionne, prêt à entamer la saison 1999, signa son contrat avec les Capitales. Il disputa quelques rencontres dans le rôle de frappeur désigné, obtenant son dernier coup sûr au niveau professionnel. Il a terminé la saison comme adjoint au gérant Jay Ward.
Par la suite, il s’est déniché un emploi chez Transcontinental Médias, s’éloignant ainsi du monde du baseball pendant quelques années. À l’aube de la saison 2005, Michel Laplante est devenu le premier gérant francophone de l’histoire des Capitales. Dionne a donc profité de l’occasion pour s’investir de nouveau avec les Capitales, occupant le poste d’instructeur au premier coussin. Puis, à la suite d’un automne tumultueux dans les bureaux administratifs des Capitales, Dionne est devenu le vice-président de l’organisation.
En 2006, Michel Laplante et son acolyte ont conduit les Capitales jusqu’au championnat de la Ligue Can-Am. En 2009, il est devenu l'instructeur-adjoint comptant le plus d'ancienneté avec la formation québécoise. En compagnie de Michel Laplante et de Goefrey Tomlinson, il est l'un des rares à avoir remporter deux bagues de championnat grâce à la victoire des séries 2009.
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