Un calendrier éreintant
Par Daniel Papillon
La météo est souvent un facteur que l’on néglige dans les succès ou les insuccès d’une équipe. Une formation qui doit jouer plusieurs parties en peu de jours, finit nécessairement par avoir un problème de lanceur. Il peut être à court terme ou encore à plus long terme lorsqu’une surcharge de travail se traduira en inefficacité ou même blessure.
La météo du début de saison 2008 des Capitales nous en a donnée un aperçu. Heureusement, l’équipe s’en est bien sortie. Ce fut cependant plus difficile pour les ancêtres des Braves d’Atlanta.
Les Braves de Boston et les Phillies de Philadelphie représentaient les pires équipes de la ligue Nationale durant les années 20. Les Braves jouèrent pour une moyenne de .397 au cours de cette décennie. Pourtant, cette équipe réussira à s’inscrire dans le livre des records avec une marque qui n’a pas été approchée.
Du 4 au 16 septembre 1928, les Braves jouèrent 9 programmes doubles consécutifs. La série commença à Boston le 3 septembre lorsque la partie entre les Dodgers de Brooklyn fut remise à cause de la pluie. Samedi le 4 septembre, les Braves jouent leur 1er programme double. Le dimanche un double était déjà prévu.
Le 6 septembre, Boston se présente à Philadelphie mais la pluie oblige la présentation d’un double le lendemain. Samedi le 8 septembre, une double partie était déjà au programme, car une loi de la Pennsylvanie interdisait à l’époque la présentation de match le dimanche.
Les Braves reviennent à Boston pour 4 programmes doubles de suite contre les Giants de New York. Après une journée de congé, l’équipe joue un dernier double contre les Cubs de Chicago. La fiche des Braves durant cette séquence ; 4 victoires, 14 défaites dont 8 de suite contre les Giants. Pourtant, 14 des 18 parties furent présentées au Braves Field, domicile des Braves de Boston.
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