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SAISON 2001
À la troisième année de l’ère Jay Ward, les Capitales ont maintenant atteint l’âge de la maturité. L’organisation québécoise a acquis une certaine crédibilité dans l’univers du baseball et les joueurs des quatre coins de l’Amérique n’hésitent plus à mettre le cap sur Québec. Bourrés de talents et traversant une lune de miel, les Capitales visent désormais le championnat de la Ligue Northern.
La saison commence sur les chapeaux de roue! L’équipe remporte plusieurs victoires, transportée par les jeunes Benoît Émond, Giancarlo DiPrima, Patrick Scalabrini et Olivier Lépine. Le lanceur Michel Laplante, libéré par les Braves et opéré à l’épaule pendant la saison morte, est de retour dans l’entourage de l’équipe, mais il est incapable de lancer.
La saga Olivier Lépine
En dépit des succès collectifs, la relation entre le receveur Olivier Lépine, un joueur quelque peu orgueilleux, et le gérant Jay Ward, un vieux de la vieille avec des méthodes parfois militaires, tourne au vinaigre. Le gérant reproche constamment au jeune receveur de choisir de mauvais lancers et il le critique même à travers les journaux. La marmite déborde le 20 juin 2001. Lépine est convoqué dans le bureau de Ward et il apprend son congédiement. La décision de Ward soulève l’ire de Michel Laplante, qui n’apprécie pas du tout le traitement qu’a reçu le jeune receveur. Libre comme l’air, Lépine termine la saison du côté d’Elmira.
Le match-suicide et l’échange de Ryan Kane
Bien entendu, la libération de Lépine a des effets néfastes, surtout au niveau des partisans qui ne se gênent pas pour huer Ward à l’occasion. Pourtant, l’équipe continue de gagner. À la toute fin de la première moitié de saison, les Capitales et les Diamond Dogs sont à égalité au premier rang. Ils doivent donc disputer une partie-suicide afin de déterminer l’équipe championne de la première tranche. Dans un froid de canard, les Capitales perdent la rencontre par la marque de 1-0. Une décision très controversée de l’officiel priva les Capitales de la victoire.
Dans le vestiaire après le match, Ward jette une autre douche froide sur la tête de ses joueurs. Il échange le populaire Ryan Kane aux Jackals du New Jersey en retour du frappeur Antuan Bunkley, qui s’avère être une immense déception. Possiblement la transaction la plus célèbre de l’histoire des Capitales, l’échange de Ryan Kane chambarde la formation et entraîne les Capitales dans une chute presque sans fin.
Les partisans, visiblement choqués par la tournure des événements, s’en prennent à Ward. Celui-ci ouvre son cœur et qualifie quelques spectateurs de « rejets de la société ». Miles Wolff se dissocie des propos de son gérant immédiatement.
Les Capitales atteignent le fond du baril au début du mois d’août. Le lanceur Steve Fish est libéré et il décide de s’en prendre physiquement à Ward.
À l’image de la deuxième moitié de saison, le dernier droit est catastrophique pour les Capitales, qui sont exclus des séries pour la deuxième fois en trois ans. Le 14 septembre, Jay Ward remet sa démission.
Un exploit non négligeable
Malgré tout le tumulte de la saison, le voltigeur B.J. Garrison réussit un carrousel, le seul exploit du genre à ce jour dans l’histoire des Capitales. Dans une victoire de 17-16, Garrison frappe un simple, un double, un triple et un circuit.
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TABLEAU HONORIFIQUE
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Honneur
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Joueur
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Joueur de l'année des Capitales Brian Cornelius
Recrue de l'année des Capitales Benoît Émond
Joueur défensif de l'année des Capitales Raul Marval
Joueur le plus populaire Giancarlo DiPrima
Recrue de l'année de la Division Est de la Ligue Northern B.J. Garrison
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REPRÉSENTANTS DES CAPITALES AU MATCH DES ÉTOILES
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Joueur
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Position
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Antuan Bunkley Frappeur désigné
John Daniels Releveur
Benoît Émond Voltigeur
Raul Marval Arrêt-court
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